Père Thomas Philippe, O.P. (†1993), théologien et directeur spirituel, a fondé avec Jean Vanier la communauté de l'Arche en 1964. Il a passé les trente dernières années de sa vie à recevoir les visiteurs de France et de partout dans le monde en les écoutant et en les accompagnant. Dans le village de Trosly-Breuil (Oise), le père Thomas a travaillé avec les personnes handicapées en qui il voyait les pauvres privilégiés du Cœur de Jésus. C'est dans ce petit village qu'il a reçu Patrick Meaney, le futur fondateur des Petits Frères de l'Eucharistie, qui a pris ensuite le père Thomas pour père spirituel.
Citations du Père Thomas
« Souvent nous ne comprenons pas l’amour de Jésus, sa pitié à l’égard des pécheurs. Mais eux, accueillent parfois bien mieux que nous le mystère de la Passion dans lequel nous entrons si difficilement. "Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur !" Demandons à Jésus cette humilité profonde. Qu’il veuille bien nous purifier de tout ce qu’il y a d’orgueil, parfois inconscient, dans le moi qui nous enferme. Demandons-lui son immense douceur vis-à-vis de tous ceux qui souffrent de quelque manière que ce soit. Ce sera une grande conversion de notre part de ne plus nous croire supérieurs à tous les pauvres gens à qui la vie n’a rien apporté. Car, en fait, ce sont eux les privilégiés de son cœur. »
« Que notre prière jaillisse donc de notre faiblesse même : Par la grâce de ta troisième chute, aide-moi Jésus à ne pas me décourager, aide-moi à pardonner à nouveau ! Car les deux vont de pair. Il nous faut bien le savoir aussi : l’espérance est communicative. Nous avons à être des témoins de l’espérance les uns pour les autres. Notre vie n’est pas une marche triomphale de succès en succès, mais une lutte incessante pour nous remettre debout. Par ailleurs, durant sa Passion, Jésus nous donne continuellement l’exemple du pardon. Alors, tout simplement, disparaîtront petit à petit de notre cœur les premiers mouvements d’impatience et de critique devant les erreurs ou les fautes des autres, toujours renouvelées. Il nous faut demander cette grâce pour nous, mais aussi pour les prêtres, les parents et les responsables de communautés : grâce de patience, de persévérance et de pardon pour savoir reprendre sans cesse ceux qui tombent sans jamais les décourager. »